Réalisation : Sam Mendes (American Beauty, The Road of Perdition)
Acteurs : Jake Gyllenhaal, Jamie Foxx, Peter Sarsgaard, Chris Cooper
Directeur photo : Roger Deakins (The Village, LadyKillers, O'Brother)
Style : Guerre
Durée : 2h03
Sortie : Janvier 2006
Avis personnel : 6/10
Petit résumé
Antony Swofford, jeune américain de 20 ans est envoyé dans le désert saoudien pour défendre la cause américaine lors de la 1° Guerre du Golfe. Etant fils et petit-fils de soldat, la question ne se posait pas, jusqu'à ce qu'il connaisse le boulot d'un peu plus près. Une fois sur place, c'est l'attente, la chaleur, l'ennuie, le stress, la peur de cet ennemi invisible qui mène la vie dure aux soldats mobilisés...
Naîtront tout de même des amitiés inaltérables entre Marines qui prendront le dessus sur les tracas de la vie de tous les jours...
Films sans effets spéciaux par milliers comme dans certains films de guerre, Jarhead joue sur un autre tableau : la psychologie des acteurs ou encore le mental mis à dure épreuve au fur et à mesure que le temps passe.
De plus, petite remarque pour les amateurs de batailles ou le sang gicle à profusion, ici à aucun moment, l'escadron de la « Nulité » [Swofford] se sert même de son fusil pour abattre un ennemi. Les seuls moments où les fusils crachent des balles sont à l'entraînement et pour fêter la fin de guerre. C'est donc une particularité pour un film de guerre, où les armes n'interviennent pas du tout ou presque...
Je voudrais souligner l'ambiance générale du film qui selon moi se défend assez bien. Même si de nombreuses scènes sont très jolies aux niveaux de leur cadre – mise en scène. Je trouve hélas qu'à certains moments, on sent véritablement le studio... Si vous allez voir le film, faites attention aux nombreuses scènes de nuit dans le désert. Éclairage « en point » [tâche de lumière] sur fond noir sûrement voulu par Sam Mendes mais qui me laisse perplexe car même si il peut être subjectivement joli, il enlève à l'ambiance...
Au niveau du cadre, on remarque qu'aucun plan n'utilise de moyen tels que des grues, hélico (point de vue de Dieu), etc... le cadreur reste aux côtés des acteurs et nous rapprochent ainsi de leur vision et nous faisant connaître la réalité au même instant que les acteurs la découvrent.
Quelques allusions amusantes sont aussi à dévoiler. Comme par exemple le fait que le monteur de Jarhead n'est autre que Walter Murch qui monta aussi un certain Apocalype Now de F.F. Coppola. Allusion au film qu'on retrouve justement dans la salle de vision...
Ou encore que même si le beau Jake Gyllenhaal eu le rôle de Swofford, 4 autres stars passèrent le casting pour avoir le rôle : Leonardo Di Caprio, Tobey Maguire (SpiderMan), Christian Bale (Batman Begins), Joshua Jackson (Ocean's Eleven)



