Lord of War

Lord of War
Lord of War (USA)

Réalisation : Andrew Niccol
Acteurs : Nicolas Cage, Ethan Hawke, Jared Leto, Ian Holm, ...
Directeur photo : Amir M. Mokri
Style : Thriller
Durée : 2h02
Sortie : Décembre 2005

Avis personnel : 8/10


Petit résumé

Yuri, vit à New York avec ses parents et sa famille, ils survivent grâce au restaurant familial. Mais il rêve d'autre chose, de quelque chose de plus grand et se lance dans le commerce d'arme. Il commence tout en bas de l'échelle et fini parmi les plus grands vendeurs d'armes clandestins au monde. Ce commerce illégal très lucratif va lui permettre de séduire la belle Ava avec qui il entreprend une histoire d'amour.
Mais un agent d'Interpol est à ses trousses. Pour combien de temps pourra-t-il encore se sortir de ses mauvais plans...

Dès la scène d'ouverture, où l'on suit une balle depuis l'usine jusque dans la tête d'un gamin africain sur une chanson de Buffalo Springfield, on saisi le recul qu'il faudra adopter. Loin d'être un drame sentimental sur les causes et les conséquences des guerres civiles, Lord of War observe la guerre côté business, ambition, dollars, réussite, et paradoxalement à son thème, avec beaucoup d'humour.
Le trafic d'armes : un thème qu'on ne voit pas souvent à l'écran, il y a bien eu le documentaire « The Drawin's nightmare », où les avions cargo chargés de ramener la perche du Nil (un poisson), font double usage de leur appareil en débarquant des tonnes d'armes pour alimenter les guerres civiles en Afrique. Aujourd'hui encore ces guerres civiles se déclenchent un peu partout dans le monde, à tel point qu'on ne les mentionne (presque) plus au JT. Un tel film était donc nécessaire, même si le point de vue qu'il aborde peu paraître un peu malsain. Avoir comme héros un trafiquant d'armes nous permet d'aborder différemment ce commerce à l'origine du plus grand fléau sur terre. On peu détester Yuri pour ce qu'il fait ainsi que la naïveté et l'égoïsme avec laquelle il opère, pourtant on s'y attache. Il faut dire qu'une place immense est consacrée à l'amour et la famille de Yuri, faisant de ce film surtout un récit biographique décrivant l'ascension d'un homme vers le pouvoir et la corruption (ça vous rappel pas mal de film en effet). Une construction narrative assez conventionnelle donc, mais les scènes et les pays qu'il parcourt le sont beaucoup moins, bref on est loin de s'emmerder. Le thème est traité avec beaucoup d'originalité et extrêmement bien filmé, le faisant un peu perdre de son sérieux (quoi que). On s'égare quelque fois dans le message du film, heureusement il fini par délivrer une réelle conclusion assez inattendue, remettant en cause les rôles des personnages et toute notre conception du commerce d'armes.
Voila de quoi relancer Nicolas Cage qui s'était un peu perdu, parfait dans ce rôle, il arrive à nous séduire malgré son personnage ;)
Ca devrait plaire à tout le monde, car le film garde un coté terre à terre, malgré la fantaisie ajoutée par Hollywood, dans ce cas là, moi je dis oui !

# Postato sabato 11 febbraio 2006 17:36

Modificato lunedì 04 giugno 2007 12:11

Walk the Line

Walk the Line
Walk the Line (USA)

Réalisation : James Mangold
Acteurs : Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon
Directeur photo : Phedon Papamichael (The Weather Man)
Style : Biographie
Durée : 2h16
Sortie : Février 2006

Avis personnel : 8/10

Petit résumé

Johnny Cash est encrore un jeune garçon du Sud, vivant dans une famille assez pauvre de paysans quand déjà, la musique l'appelle. Très vite, il devient musicien et monte en flèche. Il finit par être une grande star et cotoie les plus grands : June Carter qui deviendra d'ailleurs sa femme ou encore le fameux Jerry Lee Lewis, chanteur de Rock'n Roll. Biographie du chanteur, ses rêves, ses échecs, ses amours et ses déceptions...

Le voici enfin sorti, après ces longs mois d'attente, James Mangold nous livre enfin son film sur une des grandes idoles de la country – rock'n roll des années 50 – 60. Pour cela, il a choisit le non moins célèbre Joaquin Phoenix pour interpréter de manière somptueuse « l'Homme en Noir ». Mais J. Phoenix ne tient pas l'écran tout seul. En effet June Carter (la très célèbre chanteuse de country qui deviendra la femme de Cash) et interprété par Reese Witherspoon tient parfaitement son rôle. Et oui, la petite blonde Top-bich qu'on attendait que dans des films du genre Sex Intention ou encore la Revanche d'une Blonde m'a vraiment étonnée positivement dans Walk the Line. De plus les deux acteurs principaux ont eux-mêmes interprété les chants qu'on retrouvent à l'écran. Aucun play-back n'a été effectué pour le film. Joaquin Phoenix a d'ailleurs dû apprendre a jouer de la guitare à l'occasion du film. Résultat, interprétation surprenante car tellement ressemblante des deux comédiens. On comprend alors que J. Cash et J. Carter (alors encore vivant) on laissé leur dévolu sur ces deux acteurs pour interpréter leur rôle.
En ce qui concerne le titre, pour ceux qu'y n'aurait pas compris, Walk the Line est une des chansons de Johnny Cash. Ce fut celle qui projeta réellement Cash dans le métier et le fait adorer des foules.
Outre le jeu des comédiens, la performance du directeur photo est elle aussi surprenante par sa beauté. Le film fut tourné dans sa grande partie en caméra à l'épaule avec une caméra Super 35 (35 mm) avec un soucis de simplicité. P. Papamichael : « J'ai tout de suite remarqué qu'il n'y avait ni lumière ni paillettes dans ses prestations, elles étaient très basiques et brutes, avec une mise en lumière scénique très primitive. Je voulais garder cette sensibilité. Je ne voulais pas faire de ce film une biographie épique glamour. Ma plus grande préoccupation sur le plan visuel a été de conserver la pureté et la réalité. »

C'est donc un film biographique, peut-être un peu basique au niveau de la construction et ressemblant à d'autres film biographique dans le même genre mais qui ne manque pas de rebondissement et nous laisse planer pendant plus de 2 heures.

# Postato sabato 11 febbraio 2006 13:43

Modificato lunedì 04 giugno 2007 12:11

RIZE

RIZE
RIZE (USA)

Réalisation : David Lachapelle
Acteurs : Thomas Johnson, Ceasare Willis
Directeur photo : Morgan Susser
Style : Documentaire
Durée : 1h24
Sortie : Février 2006

Avis personnel : 5,5/10

Petit résumé

Une nouvelle danse vient d'éclater et émerge aux Etats-Unis et plus précisément dans les quartiers encrassés de Los Angeles. En effet, Tommy le Clown, jeune éducateur à crée cette danse qui se situe entre le Hip-Hop et les danses traditionnelles africaines en réponses à l'agressivité et au mal-être qu'on retrouve de manière omniprésente dans cette partie de L.A.

Documentaire très instructif qui nous montre une partie des Etats Unis trop souvent laissé sur le côté et oublié : les Noirs « moisissant » dans leurs quartiers en véritable ghetto. Mais hélàs, le film n'est pas toujours à la hauteur des espérances... On note plusieurs problèmes au niveau du scénario qui n'avance plus et semble stagner à plusieurs moments. De plus, le commentaire manque de souffle et ne se développe pas assez, laissant des ombres au tableau...
Ce sont, je trouve deux points forts négatifs qui alourdissent défavorablement ce documentaire. Mais qui sont compensé par le fait qu'avec Rize, on fait véritablement une plongée à travers ces milieux Made In US qu'y ne sont que trop souvent cachés derrière l'idéal américain...

Donc qu'en penser en fin de compte, c'est un bon docu qui nous apprend grandement sur cette nouvelle mode mais qui hélas n'est pas toujours à la hauteur au fur et à mesure que le film se déroule. A allez voir car bon dans son genre...

# Postato venerdì 10 febbraio 2006 13:59

Munich

Munich
Munich (USA)

Réalisation : Steven Spielberg
Acteurs : Eric Bana , Marie-Josée Croze , Daniel Craig , Geoffrey Rush , Mathieu Kassovitz , Hanns Zischler , Ayelet Zorer
Directeur photo : Janusz Kaminski
Style : Drame-Thriller
Durée : 2h43
Sortie : Janvier 2006

Avis personnel : 7/10

Petit résumé

En 1972, lors des Jeux Olympiques de Munich, un groupe armé palestinien nommé « Septembre Noir », s'introduit dans le village olympique pour prendre en otages 11 athlètes israéliens, 21 heures plus tard, l'opération finit en bain de sang. Le gouvernement Israélien de Golda Meir, met sur pied une opération de représailles dirigée par Avner, un agent du Mossad. Avec son équipe il devra traquer éliminer à travers le monde, 13 représentants de « Septembre Noir », impliqués de près ou de loin dans les attentats de Munich. Mais plus leur mission avance, plus les risques augmentent et les participants commencent à s'interroger sur le fondement et l'utilité de leurs actes.

Après le grand flop de « la guerre des mondes » sorti cet été, Spielberg laisse de côté pour un moment la science-fiction pour revenir vers un thème historique. Un genre qui lui réussissait plutôt bien, tout le monde se rappel de l'excellent « La liste de Schindler » ou encore « l'empire du soleil ». Cette fois ci, le phénomène Spielberg s'éprend pour les JO sanglants de Munich en 1972 et la naissance du terrorisme, ainsi que sa suite fictive, décrivant la tournure des représailles sans pitié du Mossad. A une époque où le conflit Israélo-palestinien est malheureusement toujours d'actualité, Spielberg déterre le passé pour tenter de décrire cette violence mutuelle sans solution apparente. Si le film se veut le plus impartial possible, on ne pourra s'empêcher de prendre le parti de nos héros israéliens, censés être juste dans leurs actes, mais qui remettrons plus tard cette notion en doute (ouf). N'allant pas bien plus loin que ça dans son discours, « Munich » ne transporte aucun message (heureusement peut-être) ou alors très conventionnel, faisant de ce film plus un thriller d'espionnage assez réussi, qu'un film intellectuel tentant de percer des murs inébranlable depuis un demi siècle. Un conflit comme celui là n'est pas sujet à être retourné dans tous les sens, il adopte donc un point de vue assez simple, celui de la vengeance, et finit par une vision très occidentale du problème.
Si l'on peut croire qu'on est face à un récit historique avec « Munich », il en est seulement pour les 20 premières minutes du film, la suite purement fictive, pose problème quant au liberté prise par le réalisateur, qui se donne a c½ur joie pour instaurer sa sensibilité fataliste, par exemple lorsque les agents du Mossad et de l'OLP se retrouvent a dormir ensemble dans la même planque, ou encore lorsque notre héros est hanté par des visions du massacre de Munich, faisant ainsi virer le film au mélodramatique, tant connu (et redouté) chez Spielberg.
Heureusement un point fort des films de Spielberg reste le reconstitution historique parfaitement réussie, on voyage pendant 2 heure 40 minutes (beaucoup trop long d'ailleurs) à travers l'Europe des années 70, passant par la France, L'Allemagne, l'Italie et bien d'autres, un retour en arrière qui fait passer le temps un peu plus vite pour le spectateur, constamment occupé à scruter les décors d'un tableau très varié.
Pour ce qui est de l'interprétation, le film ne pouvait que combiner toutes les nationalités, à commencer par l'acteur australien Eric Bana qui continue d'enchaîner les méga-production, au poil dans le rôle de Avner. Une autre tête attachante à laquelle on devra s'habituer, c'est celle de Daniel Craig, qui interprètera désormais le nouveau James Bond, incarnant ici Steve (le chauffeur de l'équipe). Et aussi quelques français dans tous ça avec Matthieu Kassovitz et Michael Lonsdale.

En fin de compte on passe un assez bon moment surtout axé sur l'action, explosifs, fusillades et espionnage se côtoient dans un contexte historique et politique très peu dépeint mais présent. Avec « Munich » Spielberg reprend du sérieux même si ses défauts persistent, le fond y est, c'est déjà pas mal.

# Postato lunedì 06 febbraio 2006 10:39

Modificato sabato 01 aprile 2006 07:28

Les Bronzés, Amis pour la vie

Les Bronzés, Amis pour la vie
Les Bronzés 3, Amis pour la vie (France)

Réalisation : Patrice Leconte
Acteurs : Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel, Dominique Lavanant, Martin Lamotte
Directeur photo : Jean-Marie Dreujou
Style : Comédie
Durée : 1h37
Sortie : Février 2006

Avis personnel : 3,5/10


Petit résumé

Depuis Val d'Isère où notre charmante compagnie avait passé des vacances de ski ensemble,
chacun a vécu sa vie de son côté et 25 après les revoilà ensemble pour passer de nouvelles
vacances tous réunis. Après les vacances au soleil en Côte d'Ivoire en 78 et aux skis en France en
79, les joyeux lurons se retrouvent dans un hôtel de luxe en Sardaigne. Mais le Prunus Hôtel sera
hélas le témoin d'événement comme ils ne s'y attendaient pas du tout... Pensant prendre des
vacances paisibles aux bord de la mer et bordé par le soleil, ils se retrouveront dans un méli mélo
de disputes et contestations... pas vraiment les vacances qu'ils avaient rêvés...

Alors alors alors... Que penser de ce nouveau film de la troupe du Splendid... Étant un fervent
admirateur des Bronzés ou encore du Père Noël s'est tiré une balle dans le cul alias le Père Noël
est une ordure, la barre était placée très haute quant à la qualité à fournir... Et à mon grand
désespoir cette qualité ne fut pas au rendez-vous.
La performance artistique des acteurs est évidemment bien présente et ils tiennent tous leur rôle
mais en ce qui concerne le reste, humour, scénario, ... ils sont décevants. Quand on sait que les
moyens déployés pour ce film autant technique que budgétaires sont énormes, Christian Fechner
( producteur) s'est d'ailleurs allié au puissant Warner Bros pour produire son film. Une fois de
plus, ce film nous montre que l'argent ne fait pas le film. Les deux premiers épisodes des bronzés
dont la production coûta beaucoup moins cher furent selon moi des opus de la comédie française.

Ce film est donc très décevant pour plusieurs points ; l'humour est presque inexistant ou lourd
dingue ( les quelques, brèves brins d'humour sont d'ailleurs tous dans la bande annonce...). De
plus, en ce qui concerne la camera ( ... oui je sais ... J) à de nombreux moments, le point se
perd et nous laisse sur une image à moitié flou. Pas bien sérieux pour un film de cette envergure.
Quand au scénario, l'histoire est assez banal, leurs péripéties sont presque pénibles car pas très
innovantes et surtout très prévisibles... (tout comme les blagues qu'ils nous montrent...)

Donc voilà, on s'attendait à un nouveau grand moment de rire et que neni, une comédie française
certe mais assez lourde et surtout assez ennuyante. Pour conjuguer le tout, la fin est assez
décevante mais peut-être une porte ouverte vers un quatrième film ? Qui sait comment marchera
« Les Bronzés 3, Amis pour la vie...)

# Postato domenica 05 febbraio 2006 13:14

Modificato mercoledì 08 febbraio 2006 07:05