V for Vendetta

V for Vendetta
V for Vendetta (USA)

Réalisation : James McTeigue
Acteurs : Nathalie Portman, Hugo Weaving, Stephen Rea, John Hurt
Directeur photo : Adrian Biddle (Alien le retour, Thelma et Louise, Willow,..)
Style : Science-fiction - fantastique
Durée : 2h12
Sortie : Mars 2006

Avis personnel : 6,5/10

Petit résumé

V est un énigmatique justicier. Muni de son masque au sourire ironique, de son chapeau à la Zorro et de ses couteaux, il part à la conquête d'une Londres aux allures dictatoriales. Un jour, il sauvera Evey. Une jeune femme solitaire et avec laquelle il commence à entretenir une relation si bien que Evey se découvrent en elle l'envie elle aussi de lutter contre l'oppression... Mais parviendra-t-elle a ramener la liberté ?


Pour tout vous dire, je n'étais pas très motivé à l'idée d'aller voir ce film. Je pensais me retrouver devant une histoire alambiquée accordant les exploits surhumains d'un nouveau super héros encore inconnu à mes yeux. Et pourtant, le film m'a surpris. Même si l'intrigue ne se distingue pas considérablement d'un scénario assez banal de super héros ( les méchants gouvernent un gentil héros veut libérer le peuple opprimé mouais soit mais bon...) Il est vrai que se cache derrière ça une intrigue bien menée, un stylisme et un fantastique tout réfléchit et bien pensé. Il faut savoir que derrière cette « grosse machine » aux allures hollywoodiennes, se cachent les Frères Watchowski (Réalisateurs de Matrix...). Pour ma part, même si V for Vendetta n'est pas à la hauteur de Matrix (le premier en tout cas), on retrouve tout de même la « griffe Watchowski » sur différentes séquences dont le célèbre plan des pieds qui fait sans doute allusion ( ? ) au plan où Néo rentre dans le bâtiment où est capturé Morpheus dans le premier volet de Matrix... Référence ou non, il en est qu'ils apportent une dynamique et un mouvement propre à leur conception artistique. Quand à Hugo Weaving (Elrond dans le Seigneur des Anneaux ou encore Agent Smith dans Matrix,...) qui interprète ici le rôle de V et qui est masqué durant la totalité du film. Il n'y a pas photo, tout son jeu tronqué par le visage souriant du masque ne se joue que par son interprétation vocale... Quand à Evey, une Nathalie Portman égale à elle même. Je ne suis pas un grand fan mais je trouve qu'elle se débrouille toujours bien dans ses films et ici comme à l'habitude, elle fait preuve de présence et son jeu égal Weaving qui forme ensemble un beau petit duo. La mise en scène de James McTeigue qui était d'ailleurs le premier assistant réal. sur Matrix, mellé à l'univers « watchowskien » et à la préstance des acteurs nous livre un bon petit film fantastique en la matière. Donc pour les amateurs en la matière, dépêchez-vous...

"REMEMBER, REMEMBER THE FIFTH OF NOVEMBER"



Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de V FOR VENDETTA

# Posté le vendredi 07 avril 2006 07:01

THE DESCENT

THE DESCENT
The Descent (UK)

Réalisation : Neill Marshall
Acteurs : Shauna Mac Donald , Natalie Mendoza , Alex Reid , Saskia Mulder ,
Directeur photo : Sam McCurdy (Dog Soldier)
Style : Horreur
Durée : 1h49
Sortie : Mars 2006

Avis personnel : 6,5/10

Enfants non-admis

Petit résumé

Sarah, retrouve ses copines dans un petit chalet au milieu des Appalaches. Là elles vont pouvoir se livrer à leur passe-temps préféré, les sports extrêmes. Elles sont en effet décidées de visiter des grottes, faire de la spéléologie entre copines... Mais au milieu de l'obscurité, quelques grincement se font entendre et la pierre commence à tomber. Elles se retrouvent coincées, perdues à plus de 3 Km sous terre. Elles découvrent aussi qu'elles ne sont pas seules dans ces longs tunnels étroits et tortueux...

Encore un film d'horreur pour les amateurs dans le genre. The Descent m'a vraiment surpris. Je m'attendais à tomber sur un gros Bluckbuster made in USA et au lieu de ça, c'est une histoire hors du commun, un fantastique bien construit et une rythmique qui ne m'a pas laissé indifférent. Dès que le début, on baigne dans l'atmosphère avec l'accident de voiture qui tue la fille de Sarah. Et l'histoire continue après que les filles se soient retrouvées dans une maison de vacances d'où elle partiront en amatrices de sensations fortes vers les inconnues de la spéléologie. Début de l'horreur qui joue sur deux tableaux différents. La claustrophobie. Les filles se retrouvent très vites perdues dans les nombreuses galeries sombres, humides et étroites qui s'étendent sur des kilomètres et des kilomètres de longueur... D'autre part, le côté fantastique du film se retrouve dans ces créatures aux allures « Nosferaturiennes » qui peuples ces grottes et se nourrissant de viande fraîche. L'atmosphère très bien réussit est aussi grandement restituée via la lumière de Sam McCurdy (Dog Soldier de Neill Marshall). Etant dans une grotte, la lumière a définitivement laissée place à son la pénombre. Les seuls points de lumière étant les lampes torches, briquets et autres fusées vertes. N. Marshall : " Dès sa conception, j'envisageais ce film comme étant très, très noir, dans le ton comme dans le style visuel. Il ne pouvait y avoir la moindre source de lumière naturelle dans cette grotte, ce qui s'avéra vite être un problème: " Comment éclairer cette scène alors que les filles n'ont qu'une boîte d'allumettes sur elles ? Très bien, nous utiliserons une boîte d'allumettes. Je ne sais pas comment nous allons faire cela, mais nous utiliserons une boîte d'allumettes. " Vers la fin du film, les filles commencent à utiliser des fusées mais au milieu du film, elles ont perdu leurs lampes torches, éteint leurs lumières... Ça devient donc assez noir et intense. ". Il en est que McCurdy s'en sort très bien et parvient à fabriquer une lumière contrastée, très sombre laissant l'atmosphère jouée son jeu d'attente, d'agression et de tension extrême.
Neill Marshall qui n'en est pas à son premier film horreur épouvante. Pour ceux qui ont bonne mémoire, il avait aussi réalisé Dog Soldier qui, je trouve, était largement en dessous de The Descent, rêvait de réaliser un film d'horreur se passant dans l'obscurité de la Terre. Après deux ans d'écriture et de nombreuses transformations, le scénario de The Descent est enfin prêt. Marshall définira d'ailleurs son film tel un Délivrance (J. Boorman) mais se passant sous la terre.

Pour l'anecdote, les scènes du film tournées dans la grotte sont évidemment du Studio. Très savamment orchestré par la réalisation, lumière et la déco mais du studio tout de même. Par soucis de budget, l'équipe décoration s'est vue dans l'obligation de réutiliser les mêmes décor tout en ajoutant par-ci par �là des stalactites, de l'humidité,... Il y a donc six grottes différentes, aménagées suivant les plans à tourner, et ça marche !

The Descent est donc un bon film d'horreur pour les amateurs d'horreur � gore. Le scénario se tient ( dans une vision fantastique), les actrices sont bonnes et la fin rebondissante. Je ne vous en dit pas plus et vous invite à aller voir ce film...


Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de THE DESCENT

# Posté le dimanche 26 mars 2006 08:34

HOSTEL

HOSTEL

HOSTEL
(USA)

Réalisation : Eli Roth
Acteurs : Jay Hernandez , Derek Richardson , Eythor Gudjonsson
Directeur photo : Milan Chidima
Style : Horreur
Durée : 1h35
Sortie : Mars 2006

Avis personnel : 6/10

ENA - Enfant Non Admis

Petit résumé

Paxton, Josh et Oli traverse l'Europe à la recherche d'aventures excitantes. Ils s'arrêtent en Slovaquie où on leur à dit que les filles tombaient des ciels et qu'elles n'attendaient qu'eux... Jeunes beaux gosses et à la recherchent de filles, ils atterrissent d'un petit hôtel où ils font la connaissance de deux filles hautes en couleurs... Très vite des liens se crées puis dans les jours qui viennent, Oli disparaît et le voyage vers l'horreur commence...


Quelques explications quant à ce film que bon nombre d'entre vous ont vu et n'ont pas apprécié... Je trouve qu'il est différent d'un film d'horreur tout à fait traditionnel où l'on se demande après 1h si la fin est proche... Ici, le scénario est atypique ( ressemble un peu à un film de Ernest B. Schoedsack de 1932. A savoir, Les Chasses du Compte Zaroff ). D'un autre côté, un jeu similaire fut inventé en Thaïlande ou on se voyait la possibilité de tuer à la fin de son voyage, un être humain...
L'histoire se tient du début jusqu'à la fin, la rythmique scénaristique est correcte, les acteurs sont bons et la l'image est travaillée comme pas possible. L'atmosphère et le gore sont au rendez-vous grâce à tous ces facteurs qui crées un rendu final assez particulier mais très agréable. L'image est faite par un nouveau venu « Milan Chidima ». C'est son premier film en tant que directeur photo mais il parvient a transparaître des ambiances glauque, froide, tout en contraste via la lumière. Toutes ces scènes qui se passent dans l'usine désaffectée sont sombres voir noir, tout en gardant de petites sources de lumières, souvent néons... Enfin voilà, c'était le petit coin lumière de l'article pour les quelques possibles que cela intéresserait... J Du gore oui, du macabre encore plus. Mais qui fut le principal commanditaire ? Eli Roth ? Quentin Tarantino (producteur) ? Je ne sais pas mais je trouve qu'on retrouve quelques clichés « tarantieniens » qui se mêlent à la réalisation de ce nouveau réalisateur qui va très vite monter en grade...
Ce film gore fut d'ailleurs présenté lors du festival de Toronto en avant-première mondiale. Il paraîtrait que certains spectateurs n'ont pas supportés le film et ont eu quelques petits effets comme l'exemple d'un homme qui est quasiment sorti de la salle et est parti vomir dans les toilettes du cinéma. Un peu excessif à mon goût mais décrit bien l'ambiance et l'atmosphère présentent dans le film.
Les films horreur sont toujours doublés en parallèle par une partie presque érotique. Qui même si elle n'est pas toujours présente à l'image peut l'être par les mots. Ce couple horreur � érotisme-ke sont inséparable que ce soit dans Nosferatu, Eine Symphony des Grauens, L'Exorciste, Cannibal Holocaust, Dellamorte Dellamore, on ces deux facettes. Ici, le film n'échappe pas à la règle et la première partie du film est strictement axée érotisme et un peu trop d'ailleurs... Ce qui est un peu dommage et n'apporte rien au film, si ce n'est une petite morale toute à fait macho...

Mais il en est que Roth nous livre qui se tient du début jusqu'à la fin ou la fin est originale et où on sent pas le temps passer... Pour les amateurs dans le genre, il est donc intéressant de voir HOSTEL. Eli Roth est d'ailleurs sur un nouveau film « THE BOX » qu'il est en train d'écrire avec le réalisateur Richard Kelly (Donnie Darko) A suivre...


Si vous allez voir ce film, faites aussi attention au générique de début qui fait effet de matrice formelle du film ... Magnifique



Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de HOSTEL

# Posté le mercredi 22 mars 2006 10:07

Modifié le mercredi 22 mars 2006 10:43

Memoires d'une Geisha - Memoirs of a Geisha

Memoires d'une Geisha - Memoirs of a Geisha

Memoirs of a Geisha Mémoires d'une Geisha
(USA)

Réalisation : Rob Marshall
Acteurs : Zhang Ziyi, Gong Li, Michelle Yeoh
Directeur photo : Dion Beebe (Chicago, Equilibrium, Collateral)
Style : Drame - Romance
Durée : 2h24
Sortie : Mars 2006

Avis personnel : 6/10

Petit résumé

Quelque part dans le Japon, aux alentours de 1929, Chiyo est vendue à une maison de Geisha. Elle se pliera aux ordres de ses mères Geisha et déjouera les pièges de sa rivale Hatsumomo, Geisha adulée. Après de longues années de durs labeurs à comprendre, étudier les règles qui feraient d'elle une véritable Geisha, Chiyo devient Sayuri, Geisha encensée et fascinante.


Très beau film sur la culture japonaise. Décors fantastiques et lumière en parfaite accordance avec le scénario et l'ambiance qu'on se fait monde japonais de l'époque. Cette ambiance envoûtante et ce scénario original, nous livrent un très beau film que nous présente ici Rob Marshall (Chicago). Une très belle romance nous racontant la vie de cette pauvre petite Chiyo au fil de sa vie. Le début est un pur bonheur à tout niveau (scénario, image,...) mais hélas la barre ne tient pas aussi haute toute la durée du film et finit par se fait long, décevant, un peu « nunuche » et presque ennuyeux. Autre point négatif, tout le film est parlé en Anglais. Même si les acteurs ont tous un léger accent. Je trouve que dans un film où l'on place la culture japonaise à son paroxysme, il aurait été plus judicieux de faire parler les acteurs dans leur langue natale, à savoir le Japonais. La construction narrative est assez basique, assez commune. Mais on se laisse très facilement bercer par les flots de la romance qui nous détournent de ces quelques points plus négatifs.
Pour la petite info, le célèbre John Williams qui signa la bande originale de films tels que Star Wars, Superman, Jurassic Parx,... devait composer la BOF pour le quatrième volet des Harry Potter (il était à la tête des trois premiers) mais pourtant, La Coupe de Feu est signée, Patrick Doyle (Gosfork Park d'Altman ou encore Donnie Basco de Newell). Pourquoi Williams qui fut sur les 3 premiers volets ne pu pas faire la BO du dernier Harry Potter en date ? Peut-être simplement pour faire la BOF de Memoirs of Geisha... Il faut savoir que ce film fut produit par Steven Spielberg et que bons nombres voir quasi tous ses films ont vu leurs complaintes interprétées par Williams. On peut donc se demander si Spielberg n'a pas poussé pour avoir Williams dans le film ? Ou bien moins romantique, Memoirs of a Geisha n'est qu'une histoire de dollars et Spielberg a-t-il mis le paquet... Enfin, il en est que la BO est agréable à écouter. Williams à d'ailleurs reçu un Golden Globes pour celle-ci.
Quant aux pousse-pousses qu'on retrouvent dans les rues de Memoirs of Geisha sont un recyclage... Il avaient en effet déjà été utilisés pour le film d'Edward Zwick, Le Dernier Samouraï, avec Tom Cruse.

Memoirs of a Geisha est donc un film assez traditionnel au niveau de sa construction narrative mais qui reste tout de même un sympa petit film. A voir pour profiter des ambiances magnifiques japonnaises... (En japonnais le "Gei" de Geisha signifie art.)



Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de MEMOIRS OF A GEISHA, MEMOIRES D'UNE GEISHA

# Posté le samedi 18 mars 2006 06:38

Modifié le mercredi 22 mars 2006 10:17

Du Jour au Lendemain

Du Jour au Lendemain
Du Jour au Lendemain (France)

Réalisation : Philippe Le Guay
Acteurs : Benoît Poelvoorde, Anne Consigny, Rufus, Bernard Bloch
Directeur photo : Jean-Claude Larrieu
Style : Comédie
Durée : 1h33
Sortie : Mars 2006

Avis personnel : 3/10

Petit résumé

François Berhier travaille dans une banque et pour le moment, la vie ne lui accorde aucun répit. En effet, le chien du voisin hurle à tout vas, la machine à café lui explose à la figure ou encore, son boss l'humilie. Tout à coup, il se réveille et le soleil brille, le chien du voisin ne se fait plus entendre, son café est délicieux, il trouve une place assise dans le train, son boss lui accorde un poste plus important au sein de la banque etc... Mais qu'est ce qu'y a bien se passer entre le lundi et le mardi ?

Encore un film assez banal si ce n'est que le rôle principal est tenu par Poelvoorde. On est bien loin du scénario qui fait vivre l'acteur. Ici l'acteur fait vivre le scénario par son jeu, ses mimiques et ses manières non moins célèbres. Un Poelvoorde tout à fait à la hauteur comme à son habitude mais un scénario assez simpliste et qui se finit vraiment en queue poisson. Encore un film français sans grand intérêt, avec beaucoup de moyens où l'on laisse tous les espoirs sur Poelvoorde... Poelvoorde devient-il un pion du marketing français ? Il en est qu'une fois ayant réussi à atteindre le bonheur, Berthier commence a préférer sa vie d'avant et essaye de reconstituer toute sa vie d'antan, aussi ennuyeuse et pourrie qu'elle puisse avoir été. Même si Jean Coctau,disait « le succès est un malentendu », je n'arrive pas à comprendre pourquoi François Berthier veut-il absolument retrouver cette vie misérable et lamentable qu'il avait... Même si sa vision du bonheur n'est peut-être pas celle que des gens comme vous et moi se feraient, j'ai difficile à comprendre la psychologie cachée du film... Quand on pense que la première fin possible du film était que le bonheur de F. Berthier était en fait une conspiration des services secrets qui étudiaient le bonheur sur la vie de monsieur tout le monde... Bah brillant non plus comme scénar. Enfin vous verrez que la fin choisit ne l'est pas non plus.
En enlevant toutes les mimiques propres à Poelvoorde qui font sourire au long du film, une illusion aux films de Jacques Demy (Demoiselles de Rochefort – Parapluies de Cherbourg) est, un des seuls moments au niveau scénaristique qui fait plus que nous amuser. Sinon cette comédie est assez dénuée d'attributs particuliers et peu originaux. Seul point positif, les inspirations de Le Guay pour les dessins du dessinateur Sempé. En effet, Le Guay dépeint Sempé (Le Petit Nicolas) comme un champion de l'observation de la vie quotidienne. Il s'en est inspiré dans ses représenations de Berthier dans la vie de tous les jours, parmis les centaines d'autres personnes toutes aussis banales qui vivent des vies toutes aussi banales que lui, mangent, dorment, travaillent, dorment, mangent,...

C'est donc une petite comédie française sans prétention mais où tout repose sur Poelvoorde et où on ne lui laisse pas les moyens de s'extravertir à 200% comme il a pu le faire dans des films comme Podium, C'est Arrivé Près de Chez vous et autres classiques du genre...

Petit clin d'oeil à Rufus, égal à lui même qui tient parfaitement son rôle et dont on ne se lasse pas de voir à l'acran ( pour rappel, il jouait aussi le Padre de Amélie Poulain ouioui celui qui recevait les photos de Nain de jardin etc...)



Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de DU JOUR AU LENDEMAIN

# Posté le mardi 14 mars 2006 09:19

Modifié le lundi 04 juin 2007 12:11