Da Vinci Code

La Doublure
Da Vinci Code (USA)

Réalisation : Ron Howard
Acteurs : Tom Hanks, Audrey Tautou, Jean Reno, Ian McKellen, Paul Bettany
Directeur photo : Salvatore Totino (L'Enfer du Dimanche)
Style : Thriller
Durée : 2h32
Sortie : Mai 2006

Avis personnel : 6,5/10

Petit résumé

Une nuit, un des conservateurs du Louvre est assassiné dans le célèbre musée. L'imminent professeur Robert Langdon est appelé sur les lieux du crime où se trouve plusieurs mystérieux symboles. Il y rencontre Sophie Neveu qui n'est autre que la petite-fille du conservateur. Ensemble, ils vont mené une enquête qui les mènent dans les différentes œuvres de Leonardo Da Vinci. Voyageant dans toute l'Europe, ils vont finir par découvrir la solution qui remet en cause les fondements de l'humanité...

Best Seller de Dan Brown enfin adapté au cinéma par le célèbre Ron Howard auquel on doit des films tels que Cocoon, Backdraft ou encore Apollo 13, Da Vinci Code défraye la chronique. Hué à Cannes, rabaissé par la presse et pourtant j'y ai pris plaisir durant toute la vision du film. Même si ce film n'est autre qu'un film à grand succès traité de manière assez commercial et pour toute la famille, du plus petit au plus âgé. Da Vinci Code ne nous laisse pourtant pas une seconde de répit et nous plonge dans un tourbillon d'aventures et de rebondissements qui se font d'ailleurs à certains moments trop présents. Il en est qu'on passe les 2h30 du film assis, presque scotché par les images et la mise en scène de Ron Howard. N'ayant pas lu le célèbre roman de Dan Brown, je ne peux hélas pas me rendre compte du rendu final. Dan Brown assura par contre lui même le suivit de l'adaptation et fut d'ailleurs producteur exclusif du film.

Lors de sa venue en France pour l'audition de dizaines de comédiennes en vue du rôle de Sophie Neveu (Sophie Marceau, Virginie Ledoyen ou encore Judith Godrèche ont d'ailleurs tentées le casting), Ron Howard raconta avoir rencontré le président français Jacques Chirac "Il s'est demandé tout haut, à moitié sérieusement, si Jean Reno, qui interprète le détective français Bezu Fache, pourrait être un peu mieux payé, a ajouté Ron Howard, cité dans Newsweek. C'était hilarant. Heureusement, le contrat était déjà bouclé." L'entourage du Président a toutefois tenu à démentir ces propos.
Outre Audrey Tautou et Jean Reno, un autre acteur français fut contacté. En effet Clovis Cornillac fut réclamé pour le rôle de Silas (le prêtre de l'Opus Dei). Il fut remplacé par Paul Bettany (Dogville, Master and Commander... )
Paul Bettany qui incarne un prêtre tueur appartenant à la célèbre organisation catholique de l'Opus Dei n'a d'ailleurs failli pas voir le jour car l'organisation a fait pression pour éviter toute ressemblance avec elle, allant jusqu'à leur interdire d'utiliser le nom de l'Opus Dei. Finalement l'autorisation fut donné moyenant un message en début de film afin de protéger les intérêt de la Sancta Crux : "Toute similitude avec des faits réels ne serait que pure coïncidence".

Petite déception quant à la Joconde qui, je pensais tenais une place importante au sein de l'intrigue et qui se voit en fait relayée en second plan, presque insignifiante au cours de l'histoire... L'équipe à tout de même utilisé une copie de la célèbre peinture du maître Leonardo Da Vinci. Notons que l'autorisation fournie à Ron Howard pour filmer dans le Louvre est presque inédite. L'équipe du film s'est d'ailleurs vue interdite de filmer dans l'abbaye de Westminster en Angleterre. Les instances religieuses critiquant les théories développées dans le roman de Brown.

Da Vinci Code est donc un film que je qualifierais de presque, je dis bien presque tout public. Une aventure où l'histoire règne en maître et où l'on prend plaisir à se plonger à travers les siècles...


Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de DA VINCI CODE

# Posté le samedi 22 avril 2006 05:02

Modifié le lundi 04 juin 2007 12:11

CAPOTE

CAPOTE
Capote (USA)

Réalisation : Bennett Miller
Acteurs : Philip Seymour Hoffman, Catherine Keener, Clifton Collins Jr.
Directeur photo : Adam Kimmel
Style : Drame - Biographie
Durée : 1h53
Sortie : Mars 2006

Avis personnel : 7/10

Petit résumé

Truman Capote est un écrivain célèbre de la deuxième moitié du XX° siècle. En octobre 1959, il lis dans un journal, un fait divers horrible : Toute une famille retrouvée morte au Kansas. Il s'empresse de partir pour le Kansas pour y chercher des informations. Il a en effet décidé d'écrire son nouveau livre sur cet incident. Il rencontre ainsi les deux accusés et une relation se crée entre lui et Perry Smith, l'un des deux accusés. Il parvient, en trouvant les meilleurs avocats à leur éviter la corde mais pour combien de temps ?


Biographie sur la vie du non-moins célèbre Truman Capote, Bennett Miller nous livre un film passionnant, et surtout très humain. Le film est rythmiquement assez lent mais les images, le scénario et le jeu de Philip Seymour Hoffman prennent le dessus et le temps nous file entre les mains sans qu'on s'en aperçoive. D'ailleurs, rien que pour l'interprétation de P.S. Hoffman, le film vaut la peine d'être vu. L'acteur s'est d'ailleurs préparé pour interpréter le rôle de Truman Capote, il a passé entre une et trois heures par jour pendant six mois à tout étudier de la personnalité et l'apparence physique de son personnage : "Travailler sur ces détails techniques n'est pourtant pas ce qui m'intéressait le plus. A mon sens, les vrais enjeux sont humains. Il fallait se concentrer sur l'histoire, faire passer tous les sentiments qu'elle aborde. Si cette démarche-là n'est pas celle qui prime, tous les artifices techniques que vous emploierez ne serviront à rien." Hoffman reçu d'ailleurs le Golden Globes du meilleur acteur cette année même pour sa magistrale interprétation.
Quant aux autres comédiens, Chris Cooper, se défend toujours aussi bien (magnifique dans The Patriot et Jarhead).
De très belles ambiances sont aussi au rendez-vous grâce à la lumière de Adam Kimmel. La caméra se veut lente presque « mélodieuse » et en opposition, pour les moments plus dramatiques, forts, elle sait se montrer mobiles presque violente. La lumière qui fait partie du cocktail est souvent tamisée, lugubre mais mettant en valeur les comédiens. Ce qui crée presque un halo autour d'eux, les valorisant et leur apportant une importance face aux décors sombres, presque cruels.
C'est donc un bon film sorti direct des usines hollywoodiennes mais certes un bon film où de nombreux ingrédients sont réunis... Capote a d'ailleurs été élue meilleur film de l'année 2005 par 57 critiques de cinéma réunis au sein de la Société Nationale des critiques de film...
A ne pas rater...



Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de CAPOTE
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# Posté le jeudi 20 avril 2006 16:56

Modifié le lundi 04 juin 2007 12:11

Jean-Philippe

Jean-Philippe
Jean-Philippe (France)

Réalisation : Laurent Tuel
Acteurs : Fabrice Luchini, Johnny Hallyday, Jackie Berroyer, Guilaine Londez, Antoine Duléry
Directeur photo : Denis Rouden (36 Quai des Orfèvres, Double Zéro, Anthony Zimmer)
Style : Comédie
Durée : 1h30
Sortie : Avril 2006

Avis personnel : 5,5/10


Petit résumé

Fabrice est un fan inconditionnel de Johnny Hallyday. Il lui dévoue toute sa vie jusqu'au jour où après s'être réveillé à l'hôpital, il découvre que plus personne ne connaît l'incontournable rockeur... Il se met à sa recherche et finit par le retrouver en patron de bowling. Ensemble ils vont essayer de comprendre ce qui s'est passé et remettre le Johnny que Fabrice encensait sur les planches...


Certes, avec Podium l'originalité du fan exacerbé était présent. Mais ici avec Jean-Philippe, Laurent Tuel nous livre un film qui semble basé sur un le principe commercial suivant : Podium à cartonné au box-office racontant l'histoire du plus grand fan de Claude François, pourquoi ne pas raconter l'histoire du plus grand fan de Johnny Hallyday ? Tout en originalisant quelque peu le scénario pour ne pas crée un plagia commun. En tout cas, c'est l'impression qui m'en ressort une fois le film vu. Il est vrai que le scénario est assez différent et qu'à la grande différence de Podium de Yann Moïx, ici le principal concerné est encore vivant. On pourrait donc s'attendre à un requiem Hallyday au fur et à mesure que le film se passe mais il n'en est rien. Autant dans Podium, nous avions droit à une disco express des plus grands tubes de Claude François autant dans Jean-Philippe si ce n'est le début qui nous plonge directement dans l'histoire en nous canardant d'images de concert en parallèle avec une introduction de Mister Fabrice Luchini ( oui oui, il s'appelle aussi Fabrice dans le film et vous comprendrez pourquoi si vous allez voir le film :-) ). Et un final digne d'un festin de roi où Johnny relie avec Johnny Tatatatata... Enfin soit juste pour dire que les mélodies que tout un chacun connaissent et qui sont presque devenue un héritage musical ne sont, je trouve, pas assez abordées au fur et à mesure que le film se déroule. C'est évidemment un choix du réalisateur qui ne voulait pas faire un film que sur Johnny Hallyday mais voulait délivrer son message universel : " le film peut intéresser beaucoup de monde en offrant l'occasion de découvrir des gens aimés sous un angle nouveau, mais on peut y suivre une histoire qui trouve un écho en chacun de nous. (...) Ce n'est pas un film sur Johnny, c'est une fable de vie avec Johnny." On pourrait aussi citer le non moins célèbre effet papillon qui régle la vie de chaque individu sur d'innombrables coïncidences communes qui rythment la vie et crée le destin de demain... Si Johnny n'avait pas été en scooter à son émission de Tv, il n'aurait pas d'accident et ne serait pas redevenu Jean-Philippe Smet ce qui n'aurait pas permit à Chris Sommer le rival de l'époque de prendre la place numéro 1 dans le Rock'n Roll français... Il en est que sur ce point là, le film se défend et laisse même oublier les quelques pénibles frasques scénaristique... Quant aux acteurs, Fabrice Luchini est égal à lui-même, fantastique, toujours avec autant d'entrain, d'énergie et son est magnifique. Je trouve qu'il tient véritablement le film à lui tous seul. Par contre J. Hallyday ferait mieux de rester à la musique car même si je respecte le chanteur, l'acteur n'est certes pas brillant... Il passe complètement à côté de son rôle et ses répliques semblent fausses et absentes...

C'est donc une comédie pas très originale mais tout de fois divertissante et avec une belle surprise pour les amateurs en la matière... Faites attention aux différents sosies lors de l'émission de la Nouvelle Star :-)


Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de JEAN-PHILIPPE

# Posté le dimanche 16 avril 2006 17:56

Modifié le lundi 04 juin 2007 12:11

16 Blocks

16 Blocks
16 Blocks (USA)

Réalisation : Richard Donner
Acteurs : Bruce Willis, Mos Def, David Morse, Cylk Cozart
Directeur photo : Glen MacPherson (Roméo doit mourir)
Style : Action
Durée : 1h45
Sortie : Avril 2006

Avis personnel : 3,5/10


Petit résumé

Jack Mosley, flic au NYPD, New York City Police Department finit une mauvaise nuit de travail mais lorsqu'il s'apprête à rentrer chez lui, il se voit confier la tâche d'escorter Eddie Bunker jusqu'au palais de justice où il doit comparer comme témoin pour une sombre histoire de bavures policière... Arrivera-t-il à temps ?

Encore un des nombreux blockbuster où tout le film repose sur les épaules de la prestation Willis... Le scénario n'est pas très original, un flic alcoolique, se décide de protéger la victime alors que lui aussi fait parti des policiers mis en danger par la comparution de Bunker... Mais un changement psychologique dans le personnage de Mosley (comme dans la règle des blockbusters hollywoodiens). Une mise en scène égale à celle de tous les films dans le genre, alternant courses-poursuites à explosions au sommet... En résumé, une avalanche d'effets spéciaux en tout genre tentant de combler le vide laissé par le scénario... R. Donner : « le sujet promettait de l'action mais aussi beaucoup d'enjeux humains. L'action seule ne suffit pas, elle est démultipliée lorsqu'elle sert une bonne histoire, et celle-ci en est une... » L'idée que l'histoire se passe presque en temps réel nous permet par contre de nous identifier plus facilement au scénario et de plonger moins difficilement dans l'histoire... La scène d'introduction est par contre tout à fait illusoire et presque sans intérêt. R. Donner nous livre le Climax du film en entrée tout en nous faisant croire qu'il s'agira d'une fin tragique... Arrivé au moment fatidique du film, on comprend que cette scène n'est plus d'aucun ressort et semble plus nous livrer une fausse fin ce qui alourdit un peu plus ce scénario...
Il faut tout de même souligné la performance de Mos Def qui incarne à merveille son personnage. Par son jeu mais aussi par sa voix rauque. Bruce Willis est lui égale à lui même. Une fin décevante et tout à fait prévisible rabaisse aussi le cocktail que forme ce film...
Il ne s'agit en fait que d'un film d'action, d'un Buddy-movie assez routier et sans grande imagination, 16 Blocks ne restera pas dans les anales du cinéma et a d'ailleurs déjà obtenu un score assez médiocre Outre-Atlantique...

Pour les amateurs en la matière, sachez que Richard Donner n'est certe pas Le réalisateur hollywoodien par excellence mais qu'on lui doit des films qui ont tout de même marqué l'histoire d'Hollywood, tels que Superman ou encore L'Arme Fatale 1,2,3,...



Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de 16 BLOCKS
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# Posté le samedi 15 avril 2006 12:33

Modifié le lundi 04 juin 2007 12:11

Underworld 2 : Evolution

Underworld 2 : Evolution
Underworld 2 : Evolution (USA)

Réalisation : Len Wiseman
Acteurs : Kate Beckinsale, Scott Speedman, Tony Curran, Bill Nighy
Directeur photo : Simon Duggan (I, Robot)
Style : Action - Fantastique
Durée : 1h50
Sortie : Avril 2006

Avis personnel : 2,5/10


Petit résumé

La guerre qui oppose les lycans aux vampires continues. Sélène, une des représentantes du peuple vampire essaye de découvrir le secret de leurs origines aux côtés de Michael, une nouvelle race, moitié vampire, moitié lycan : un Hybride...


Encore et encore une grosse production américaine... Le premier volet n'était déjà pas une perle du cinéma mais voici que ce deuxième volet écarte tout soupçon sur le sujet... Ayant engrangé plus de 90 millions de dollars pour son premier opus, Len Wiseman amorce alors sa Trilogie Underworld... Même si le premier film Underworld avait pu marquer quelqu'uns d'entre nous par son originalité, créativité et innovation, ce deuxième perd véritablement... Le scénario n'est pas original et nous n'avons à faire qu'a une effusion de sang tout au long du film. En gros le film ne se résume qu'a une orgie de sang et de massacres lycans vs vampires... Rien de très original si ce n'est des effets spéciaux grandement menés par le maître en la matière Patrick Tatopoulos qui signa entre autre Underworld, Godzilla, Independence Day et qui sera très bientôt à l'affiche de Silent Hill de Christophe Gans.

Pour ses films, Len Wiseman expliqua qu'il désirait revenir aux sources et expliquer de manière scientifique le processus lycans – vampires. « Nous voulions expliquer les origines des Vampires et des Lycans à l'aide d'une analyse scientifique, par opposition au pur mysticisme. Je ne suis pas fan des vampires devant lesquels il suffit de brandir un crucifix pour les faire fuir. A mon sens, ce sont des vampires "imaginaires", alors que les nôtres sont des vampires qui font appel à des thèses scientifiques. Leur existence découle d'une maladie rare, d'une anomalie génétique transmise par le sang. Ce ne sont pas des créatures uniquement fantastiques. Je voulais quelque chose de différent." Il est vrai que le côté scientifique est omniprésent et a un tel point que je trouve il faire perdre au film une partie de son fantastique. De plus cette technologie d'avant garde n'ajoute rien au charme qu'aurait pu avoir le film. L'atmosphère est tout de même respecté toute au long du film avec des scènes aux lumières très noires, très sombres. Des pièces souvent rocailleuses, poussiéreuses, lugubres.

C'est donc visuellement captivant, avec des décors aux allures gothiques , des effets spéciaux sanglants et grand spectacle à gogo mais qui cache en fait un scénario basique sans aucun rebondissement, ennuyant et l'ou n'attend que la fin pour se dire, ça y est, c'est finit...

Et pourtant ils vont remettre la sauce avec un troisième épisode ...



Pour plus d'infos sur le sujet : Site officiel de UNDERWORLD 2 : EVOLUTION

# Posté le dimanche 09 avril 2006 10:06

Modifié le lundi 04 juin 2007 12:11